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Bioéconomie et Solidarisme

 
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MessagePosté le: Mar 6 Jan - 14:53 (2009)    Sujet du message: Bioéconomie et Solidarisme Répondre en citant

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Citation:


Bioéconomie et Solidarisme ISBN 978-2-35778-010-1
Prix "Coup de Coeur" 2008 du Grand Prix des Idées Durables.
Pour une économie au service de la vie ! Ce livre ne s’adresse pas aux spécialistes, mais à tous ceux qui se posent des questions sur l’économie et qui voudraient y voir de grandes améliorations. Il n’y a pas que le communisme ou le capitalisme dans l’univers des possibilités, on avance trop souvent cet antagonisme pour justifier le maintien du capitalisme tel qu’il est, ou avec quelques rustines pour survivre à la crise. Mais survivra-t-il ? Et si non, par quoi le remplacer ?  
La crise financière, économique, écologique fait réfléchir tout le monde. Personne n’est indifférent au devenir de l’économie mondiale. La proposition de l’auteure est d’envisager la société comme un organisme vivant, comparable à un corps humain. Le système économique y est donc décrit comme un système biologique : l’équilibre et le respect de la Vie doit y régner en permanence pour la bonne santé du système et de chacune des cellules humaines qui y vivent.  
L’auteure : Fondatrice du Mouvement Citerrien (Citoyens de la planète Terre), Marie MARTIN-PECHEUX a également participé au développement de théories économiques alternatives, telles que l’écosociétalisme. Fortement engagée pour un autre monde, créatrice de la Bioéconomie Organique, elle anime plusieurs sites internet. Prix : 21 € TTC - 450 pages/ Parution mars 2009
Bioéconomie et solidarisme - Par Marie Martin-Pécheux   Bioéconomie a reçu le prix Coup de Cœur 2008 des Idées Durables
Le Prix Kyosei est organisé par l'Agence Pourquoitucours avec le Festival International de l'Image Environnementale (FIIE) et l'Organisation mondiale de protection de l'environnement (WWF). Ce prix récompense les initiatives ou les idées qui proposent une réflexion créative permettant de mieux interagir entre nous et notre environnement social ou naturel.  
Le terme Kyosei est un terme japonais qui signifie : tendre au respect, à la compréhension et à l'harmonie entre l'Homme, la technologie et la nature; vivre et travailler ensemble en harmonie, pour un but commun.
   
  
Une question de Vie ou de Mort  
 Les principes économiques, érigés en Science toute puissante et sur laquelle s'appuie la société occidentale moderne, montrent qu’ils encouragent la misère et l’asservissement des humains. Ils conduisent à l’exploitation des animaux, à l'extinction des espèces, à la destruction de l'environnement. Ils bouleversent le climat de manière irréversible. Ils sont tout simplement déments.
Ces chiffres, à eux seuls, résument l'économie moderne :    
800 millions de personnes
souffrent de sous-alimentation chronique
et chaque jour 100 000 personnes, dont 40 000 enfants,
meurent de faim ou de maladies liées à la malnutrition et à la pauvreté.
15 589 espèces (7 266 animales et 8 323 végétales) sont confrontées
à une crise d’extinction majeure :
un amphibien sur trois, un oiseau sur huit et un mammifère sur quatre.

Pourquoi cela ? 
Fondamentalement, parce que notre économie a mis au centre de ses préoccupations une chose et une seule, l'argent, au lieu d'y mettre la Vie. Ainsi, ignorant la Vie, et par conséquent le respect de toutes les vies, il est logique qu'elle induise exploitation, destruction, guerre, peur et consumérisme.
Son objectif n’est plus le bien-être des citoyens mais de savoir si les bilans comptables sont bons.
Elle ne regarde pas les êtres vivants, les humains, les animaux, les plantes, les milieux. Elle tourne son attention uniquement vers les objets inanimés, la bourse, les taux de change ou de croissance, les graphiques, les calculs.
La science économique est devenue comme froide, détachée du réel : elle perd de plus en plus le sens des réalités, et elle est incapable de voir ce que vivent les gens au quotidien. Que des millions de personnes vivent dans la misère ne semble pas être un problème pourvu que le PIB soit bon. Que le climat se dérègle ne semble pas non plus l’affoler, car dans sa logique, le profit doit continuer à tout prix et la croissance augmenter.
Ainsi la situation financière mondiale s'aggrave chaque jour un peu plus. La situation sociale suit la même trajectoire, évidemment, car l’économie moderne s'appuie sur des postulats erronés, des fondements bancals : elle ajuste ses décisions sur des indices économiques inversés qui grimpent quand une catastrophe écologique, industrielle ou humaine s'abat, tel un tremblement de terre, l’explosion d’une zone industrielle, ou, pire encore, le déclenchement d’une guerre. Combien de fortunes n’ont-elles pas poussé sur les champs de batailles ?
Tant que nous ne débusquerons pas dans les mécanismes locaux ou globaux tous les éléments mortifères qui les sous-tendent, nous irons au désastre. Car, globalement, nous suivons une pensée unique, une vision paternaliste de l'être humain et les préceptes d'une science économique dépassée. Qu’ils soient de droite ou de gauche, les politiciens capables d’influence sont formés à la même école. Ils croient aux mêmes fondements économiques, soumis à la conception unilatérale d’un fonctionnement monétaire obsolète, devenu de fait assassin. Les uns ou les autres se différencient par un peu plus de social ou un peu de plus de mesures pro-patronales, mais ils ont, en dessous, la même vision comptable de la société et des solutions possibles. Vision et solutions, qui pourtant, ont montré leur inefficacité, voire leur dangerosité. Ils ont été formés dans la conception monolithique du Capital. Le fantasme des Trente Glorieuses guide désormais cette vision passéiste, alors que tout a changé : la surpopulation s'emballe tragiquement, les ressources, parce que saccagées, s'amenuisent et notre environnement se dégrade irrémédiablement.   
Le « libéralisme » - il est difficile d’écrire ce mot sans guillemets, car l’on a jamais vu un mot si contradictoirement employé -, ce système économique induisant aujourd’hui l'esclavage, l'exclusion, la délocalisation, peut-il être considéré comme soutenant la Vie ? Non, car il est profondément biocide, générant le travail et la prostitution des enfants, l’illettrisme et la destruction du tissu social. En détruisant ses petits, sa jeunesse, ses forces vives, il détruit son avenir même et entretient une névrose générale grave au détriment de la société humaine.
Ce système économique, qui régit la vie de milliards d’habitants sans leur consentement, méprise le Vivant : il travaille à la domination et l'exploitation de la nature mère et nourricière de toute vie. Les séquoias multicentenaires, les écosystèmes extraordinaires, les eaux immenses ne sont pour lui que des produits, des colonies, des ressources, des occasions de profits. Les forêts primaires sont abattues alors qu'elles sont l'habitat des trois quarts de la biodiversité, alors qu'elles nous fournissent une humidité indispensable et qu’elles recèlent les médicaments du futur. Les animaux sont élevés pour la plupart dans des camps de concentration et exterminés par millions pour nourrir le quart riche de la population mondiale.  Tandis qu’on honore ceux qui gagnent beaucoup d’argent, on méprise l’eau qui conditionne l’existence des végétaux, des animaux, des hommes, des sociétés. Ce liquide extraordinaire fait pourtant toute la différence entre un astre mort et une planète vivante. Il faut bien l’admettre : une économie organisant la privatisation de cette eau montre bien toute sa démence, et combien elle est éloignée du respect de la Vie.  
L'économie est une science complexe, au langage souvent difficile, réservé semble-t-il aux seuls initiés. Pour beaucoup de personnes, il est difficile de comprendre les lois du commerce, tant nous sommes baignés dedans : comme le poisson nous ne pouvons voir l’eau de notre propre aquarium. Sans doute aussi, la population est gardée dans l'ignorance, car connaître les lois de l'économie permet de moins subir et de se rendre maître de son propre destin. C’est pourtant le regard naïf et les questions parfois simplistes des non-initiés qui nous permettent de dégager ce qui se cache derrière le tableau présenté au public. En fait, nous sommes tous plongés dans une sorte d'hypnose collective qui nous donne à voir sa version particulière de la réalité.
Nous nageons dans une sorte d'illusion : l'économie est ainsi, non pas pour des raisons inévitables, universelles, auxquelles nous ne pouvons échapper, mais simplement parce que nous avons pris l'habitude de les considérer comme telles.
Parce que nous avons accepté certains faits comme vrais par culture, par imprégnation médiatique, par habitude mentale ou par manque d’esprit critique. Ces « lois » sont là depuis quelques générations : cela leur donne « naturellement » une forme d'existence inaltérable et monolithique. Nous ne sommes pas capables de les remettre en question simplement parce que leur existence fait partie de notre paysage mental depuis notre naissance, et nous semble aussi évident que la présence des pierres, des nuages et des montagnes. C'est en fait, presque, une simple question de neurologie. Mais il n'est pas de système indestructible : un système monétaire, quel qu'il soit, n'est qu'un « objet » artificiel, plus ou moins performant, plus ou moins complexe ou adapté. Il est mis en place pour répondre à une nécessité, pour un temps historique. Ce n'est qu'une construction démolissable, ou adaptable si besoin. Au nom de ce modèle économique on croit normal « qu'un état manque d'argent », que « la pauvreté est inévitable », que « des classes enfantines sont obligatoirement surchargées », que « les infrastructures ne peuvent pas être suffisantes ». On est sûr aussi de voir pour toujours des sans-abri insecourables et le Tiers-Monde exsangue, etc.
Au cours des trois ou quatre derniers siècles, on nous a inculqué un certain nombre de fausses vérités sur l'argent.
Par exemple : que nous pouvions impunément jouer en bourse.
Que la spéculation est une chose naturelle.
Qu’il est normal de rembourser plusieurs fois une dette ou de payer des intérêts...
Et comble de l'absurde, on pense l'existence même du système boursier incontournable, nécessaire et utile !
Ne croit-on pas aussi communément le chômage inévitable, mal inguérissable, « naturel » en quelque sorte ?
Bref nous en sommes venus à croire n’importe quoi...
Or tout ceci est faux, non pas ici et maintenant pour beaucoup, évidemment, mais dans son caractère inéluctable : nous le verrons au cours de cette lecture.   
La réalité nous prouve que le système monétaire n’a pas tenu ses promesses de bienfaits. Il n'est pas ce qu'il devrait être dans l'état actuel de nos connaissances et de nos moyens.
Il est dépassé.
Totalement.   
D’après la Food and Agriculture Organization (FAO), organisation des Nations Unies en charge des questions d’alimentation, dans "L’état de l’insécurité alimentaire dans le monde en 2006".   

International Union for Conservation of Nature and Natural Resources (IUCN ) : liste rouge 2004 des espèces menacées. L'homme n'a décrit que 1,75 million d’espèces sur 10 et 30 millions d’espèces supposés, hors espèces des grandes profondeurs. Chaque année des milliers d’espèces inconnues disparaissent sans avoir pu être décrites. Les taux d’extinction des espèces sont entre 100 et 1 000 fois supérieurs au rythme naturel (estimations très variables suivant les sources), et imputable à l’homme (destruction et la dégradation des habitats, surexploitation aux fins de production alimentaire, commerce des animaux de compagnie, de fabrication de médicaments, l'introduction d’espèces envahissantes, pollution et maladies).   

Le PIB (Produit Intérieur Brut) est la somme des valeurs ajoutées de toutes les productions effectuées au cours d'une période donnée (l'année). La « valeur ajoutée » est la différence entre le prix d'achat et le prix de revente (ne pas confondre avec le bénéfice qui est une part de la valeur ajoutée : celle qui reste lorsque tous les frais de la production ont été comptabilisés).  

Biocide : qui tue la Vie (bio : la Vie, et cide : tuer).  






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MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:06 (2017)    Sujet du message: Bioéconomie et Solidarisme

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