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Mal-logés : un Toulousain veut réveiller la coopérative sociale

 
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MessagePosté le: Dim 21 Nov - 12:34 (2010)    Sujet du message: Mal-logés : un Toulousain veut réveiller la coopérative sociale Répondre en citant

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21 novembre 2010 | Par Odile Faure


Mal-logés : un Toulousain veut réveiller la coopérative sociale Stéphane Gruet est architecte à Toulouse. Fervent défenseur de l'habitat coopératif, il est à l'initiative du programme de la Reynerie, quartier du Mirail

Stéphane Gruet : « C'est une forme d'épargne populaire à terme. » photo O. F.

Stéphane Gruet. La coopérative présente différents niveaux. La coopération des habitants peut se vivre dans la programmation et le
montage du projet, ce sont les autopromoteurs. La deuxième forme est d'élaborer un programme de vivre-ensemble et de réfléchir à tout ce qu'on peut mettre en commun : une salle polyvalente, des chambres d'amis, un atelier de bricolage. Créer des espaces pour redonner du sens au fait de vivre sous le même toit. Le contrepoint étant le lotissement ou l'idée de mettre le plus de monde possible dans un même espace. Une troisième option est une coopération dans le financement, la coopérative dans la gestion.


Le projet de la Reynerie en panne

Jusqu'à l'été dernier, le projet de la Reynerie au Mirail, à Toulouse, était assez avancé ; il avait le soutien de la Ville et des collectivités locales. Il ne manquait plus qu'à trouver un nouveau terrain puisque le premier site retenu n'était plus adapté. Depuis, le bailleur social ne semble plus pressé et le projet végète.


Quand nous avions joint Jean-Charles Colas cet été, il attendait avec impatience la concrétisation du projet. Propriétaire d'un pavillon avec sa femme et leurs 11 enfants, il menait une vie tranquille mais qui manquait de piquant. « Les voisins sont gentils mais ils sont âgés. Je souhaite vraiment m'impliquer davantage dans mon lieu de vie. C'est surtout par conviction. »

Pendant trois ans, de nombreuses réunions s'étaient déroulées et Jean-Charles Colas avait déjà une idée très précise de son habitation. « Une salle de réunion commune qui peut aussi servir pour les mariages et les anniversaires, trois chambres d'amis communes, une salle de mécanique auto, une salle de bricolage, une salle de jeu jeunes enfants, une salle de musique, une salle de sport, une salle d'activité culturelle, une buanderie. »

L'achat se fait au mètre carré : 6 € le m² par habitant, 3 € le m² pour le balcon, 2 € le m² de garage. Pour un 160 m², Jean-Charles Colas devrait débourser 1 200 € par mois tout compris. En 35 ans, le coopérateur devient propriétaire. « Dès que nous entrerons dans l'appartement, nous nous sentirons chez nous et concernés par tout : l'entretien extérieur, les parties communes. Pas comme un locataire lambda. »

Si au bout de vingt ans Jean-Charles Colas veut partir, il vendra à un propriétaire coopté qui achètera ses parts et remboursera le reste.

Laquelle de ces formes développez-vous ?


Le dispositif que nous développons à l'Aera (1) ne privilégie pas le « vivre-ensemble » dans le sens où l'on se retrouve entre des personnes qui ont fait le même choix de vie. On revient aux fondamentaux des coopératives pour permettre aux plus modestes de s'en sortir, pour en finir avec la location et le financement à vie. Trouver des solutions pour les plus pauvres et les mal-logés nous préoccupe. Ce qui implique en France d'essayer d'être aussi compétitif que les logements HLM.

Quel en est le principe ?


Les habitants - pour exemple, une trentaine de familles sont intéressées par la Reynerie - conçoivent leur propre « HLM » avec l'aide d'un opérateur (lire ci-dessous le témoignage de Jean-Charles Colas, NDLR). Ils ont double qualité : associés d'une société civile immobilière et locataires de cette société. Au fur et à mesure, ils acquièrent les parts en coopération avec les opérateurs HLM, et ce pendant 35 à 40 ans. Le but est de rester à un niveau d'effort comparable.

Quel est l'intérêt pour l'opérateur ?


Le métier des bailleurs sociaux évolue. Ils prennent conscience de la nécessité de l'accompagnement social. Ce dispositif développe le social durable car les gens sont nécessairement très concernés par le devenir de leur immeuble, sa gestion, son entretien. On n'a rien inventé, c'est le principe de la Maison radieuse Rezé, près de Nantes (2), mais ici les habitants sont associés dès le début. C'est l'ascenseur collectif par la valeur immobilière. Les gens accèdent par la petite marche et l'ascenseur monte. Au début, ils habitent un HLM ; à la fin, ils sont propriétaires. C'est une forme d'épargne populaire à terme.

L'État vous suit-il ?


Nous avons imaginé ce dispositif et Christine Boutin a initié la loi votée en juillet 2006 (3). Nous avons ensuite écrit à Jean-Louis Borloo pour que la loi soit suivie d'effets. Il nous a apporté un soutien clair et nous avons contribué à écrire le décret. Nous sommes très sollicités par les habitants, les architectes, les opérateurs, les pouvoirs publics. Cependant, le projet le plus avancé, celui de la Reynerie à Toulouse, est bloqué. Il semble que les opérateurs ne suivent plus.

(1) Actions, études et recherche autour de l'architecture (aera.over-blog.com). (2) Résidence où Le Corbusier a tenté dans les années 50 d'appliquer ses principes d'architecture pour une nouvelle forme de cité. (3) Loi du 18 décembre 2006 relative aux sociétés anonymes coopératives d'intérêt collectif pour l'accession à la propriété.




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