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Scénario catastrophe pour l’euro

 
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MessagePosté le: Mar 28 Déc - 10:08 (2010)    Sujet du message: Scénario catastrophe pour l’euro Répondre en citant

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courrier international Scénario catastrophe pour l’euro Le quotidien «The Independent» imagine la fin de la monnaie unique, acculée à la chute en moins de deux ans. Et curieusement, ce ne sont pas les marchés qui provoquent la fin de l’euro.

Par Sean O’Grady, le 15 décembre 2010

Berlin, 29 septembre 2013. Angela Merkel vient d’être réélue haut la main. La chancelière sort de sa poche un billet de 100 nouveaux marks qu’elle brandit devant une foule en délire. Tout le monde comprend le message: le cauchemar de l’euro est bel et bien terminé. Cela fait tout juste deux ans que le destin de la monnaie unique a été scellé. Pourtant, les événements du 16 septembre 2011, «le jour où l’euro est mort», n’auraient guère pu s’amorcer de manière moins spectaculaire. Ce n’est pas l’agitation des marchés ou quelque grand sommet qui ont porté le coup de grâce à la crédibilité de cette monnaie, mais le Tribunal constitutionnel fédéral, qui siège à Karlsruhe. Ce jour-là, trois magistrats d’un certain âge ont jugé qu’il était «inconstitutionnel» que le gouvernement allemand continue à financer le reste de l’Europe. «La monétisation des instruments de la dette extraterritoriale enfreint la loi fondamentale de la République fédérale», ont-ils déclaré.

C’en était fini de l’euro

La Cour avait prononcé son verdict à 11 h 11. A midi, quasiment toutes les banques de la zone euro fermaient leurs portes. Les distributeurs de billets furent bientôt à sec, les déposants, pris de panique, tentant de récupérer les économies de toute une vie. Comme des particuliers incapables d’honorer les échéances de leur emprunt immobilier, les conseils d’administration des banques remirent purement et simplement les clés de leur institution au Ministère des finances de leur pays. Une fois de plus, c’était le problème des Etats. Sauf que, cette fois, les caisses des Etats étaient vides, elles aussi. Panique générale.

Emeutes et sécessions


Sur le continent, les rouages de la formidable machine monétaire internationale se grippèrent un peu partout. A mesure que les banques refusaient d’honorer les paiements de leurs clients, les problèmes se multiplièrent: de la compensation des transactions par carte de crédit aux prélèvements et virements automatiques, en passant par le paiement des chèques. Les Bourses de Paris, de Francfort et de Londres, puis du reste du monde, enregistrèrent leurs plus grosses baisses depuis les années 1930. Une profonde crise économique semblait inévitable. Les ventes massives d’euros amorcées au cours des semaines précédentes prirent encore de l’ampleur, pour tourner à la panique générale. La vérité éclata enfin au grand jour, même aux yeux de ceux qui ne connaissaient rien à la finance: comme la valeur de l’euro n’était plus déterminée, il ne valait plus rien. On parviendrait seulement à sauver quelque chose en convertissant l’euro dans les anciennes monnaies nationales rétablies.

C’est à Madrid que fut brisée la première fenêtre, quelques minutes après le saccage du Ministère des finances espagnol. L’Etat semblait ébranlé. Le gouvernement de José Luis Zapatero s’engagea à faire «tout ce qu’il faudrait» pour préserver l’unité de l’Espagne, malgré les troubles qui avaient éclaté en Catalogne. Les Catalans proclamèrent leur indépendance. En fin d’après-midi, les premiers ministres d’Estonie et du Portugal annoncèrent leur démission. La note de solvabilité de la Grèce plongea au-dessous de celle du Malawi.

Les dirigeants européens n’étaient pourtant pas totalement pris au dépourvu. Depuis la première crise de la dette souveraine grecque, en mai 2010, ils avaient commencé à «penser l’impensable». Après les renflouements successifs de l’Irlande en novembre 2011, du Portugal le mois suivant et de l’Espagne en janvier 2012, le fonds d’aide de l’Union européenne était à court d’argent quand Silvio Berlusconi lança un appel au secours. C’est toutefois la Belgique qui fut le premier pays à essuyer un refus, au motif qu’elle n’avait pas de gouvernement stable et qu’elle pourrait bientôt ne même plus exister. A l’instar des Catalans, les séparatistes flamands saisirent leur chance. Les dirigeants européens appliquèrent alors leur «plan B», sous la pression de la chancelière Merkel. «L’Allemagne est à bout de patience», assura-t-elle. Dans un premier temps, le nouvel euro remplaça l’ancien, avec une dévaluation de 20%. Les dettes et l’épargne furent ajustées en conséquence, valant désormais beaucoup moins.

Le retour des monnaies nationales


Pour autant, les populations des pays dont l’économie était le plus affaiblie n’avaient pas fini de souffrir. Car le nouvel euro n’était là que pour assurer la transition, en attendant le rétablissement des anciennes monnaies nationales. Lors de l’introduction officielle de ces nouvelles monnaies, le 1er janvier 2012, le nouvel euro s’échangea librement contre la nouvelle drachme, le nouvel escudo, le nouveau franc belge, la nouvelle peseta et ainsi de suite. Les citoyens s’aperçurent rapidement que les billets qu’ils achetaient valaient encore moins que les nouveaux (et les anciens) euros. Certains Européens avaient perdu, au bas mot, la moitié de leur pouvoir d’achat.

En revanche, en Allemagne, en Finlande, en Autriche, aux Pays-Bas et dans quelques autres pays, l’appauvrissement prit fin. La situation des ménages s’améliora soudainement quand ils se mirent à dépenser leurs nouveaux marks allemands, marks finlandais, schillings et florins. Le «franc fort 2» de la France tenta de résister face au nouveau mark, avec des résultats mitigés. Lors de sa «dernière conférence de presse», en mai 2012, un président Sarkozy à bout de force traita les spéculateurs qui attaquaient la devise française et les journalistes de «pédophiles idiots». «Messieurs, conclut-il, vous ne pourrez plus taper sur Sarko.» Il venait d’être battu par Dominique Strauss-Kahn, ancien patron du FMI, dont le slogan de campagne était: «Je n’ai jamais cru à l’euro.» Au Royaume-Uni, on observa l’agonie de l’euro dans un splendide isolement. Reconnaissants, les Britanniques remercièrent les dirigeants politiques qui avaient su préserver la livre sterling. Peu après le lancement de l’euro, en 1999, un anonyme cambiste londonien l’avait qualifié de «monnaie papier-toilette». Une douzaine d’années plus tard, la chasse d’eau était tirée.


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